Le rappeur Esday réconcilie les générations avec « Nouvoné »/ Sponso
Après nous avoir assaisonné avec les très bons singles « Billet violet« , « Petite Fille« et « Pull Up« , le rappeur bordelais Esday, revenait le 25 juillet dernier, régaler son public avec son nouveau projet Nouvoné : un EP 7 titres rap alternatif qui réconcilie les générations boom bap, trap, et celles entre les deux. Décortiquons l’objet sonore!
« Nouvoné » : un ADN rap, une exploration sonore des possibles
L’EP Nouvoné est le reflet de la nouvelle direction artistique murie par Esday depuis près d’un an. Et une belle synthèse en 7 tracks de sa richesse musicale. En privilégiant l’émotion plus que le style, ce nouveau projet audacieux dévoile 7 morceaux intemporels où flirtent sans complexe trap « autotunée », pop-rock, ou caribbean sur des sujets d’importance : des problèmes sociaux à la pauvreté, en passant par l’errance, la justice et l’espoir.


Aucun compromis au niveau des lyrics. La plume, qui fait la réputation, d’Esday gagne en vulnérabilité et en émotion offrant un regard sensible et touchant sur son évolution et le besoin de se défaire des injonctions.
Nouvoné assume une simplicité technique contrebalancée par un équilibre parfait entre instruments analogiques et acoustiques. On y retrouve donc une instrumentation orchestrée par de vrais musiciens (tambour Ka, flute, guitare) au service d’un projet profondément
personnel, où l’artiste a su puiser dans ses entrailles pour se raconter différemment, avec un storytelling confession.
Avec cet EP mature et racé, Esday défend son ADN rap et honore la diversité sonore des possibles. Certains vont adhérer aux propos, d’autres à la vibe, tous s’y reconnaitront. Nouvoné matérialise la douce mort vers une renaissance authentique, quoi de mieux que la symbolique de l’automne pour incarner cette nouvelle identité musicale.
Qui est Esday?
Je fais partie de la dernière génération qui a connu l’ancienne école, et qui se reconnait aussi dans la nouvelle. […] Je kiffe autant les derniers sons trap de Chicago, qu’un bon vieux Nas ou Mobb Deep.

Personnalité énigmatique, on qualifie souvent Esday d’avocat de la tragédie sociale. Déjà 10 ans que le bordelais aiguise sa plume et travaille
la fusion des sonorités. Loin des projecteurs et du rap game, Esday propage ses messages avec une vision, à travers une série de « photographies sonores » qui reflètent une certaine réalité de la société.
Dans son entre-deux générationnel, la musicalité d’Esday entend combler la brèche des incompréhensions. Peu importe l’orientation musicale, il ne choisit pas, pourvu que l’intention reste pure.
Des directions musicales variées, avec du sens
L’œuvre d’Esday est composée de morceaux intemporels, puissants musicalement, très kickés ou à tendance plus mélodieuse, et des sonorités modernes empruntées à la trap ou à la musique caribéenne.
Sans sacrifier la vibe, il ajoute des boucles de guitare pour la dimension intemporelle ou du piano-voix pour l’authenticité, rendant sa musicalité plus accessible.






