Santrofi amène le highlife du Ghana au New Morning/ Sponso
Santrofi, ce collectif de huit musiciens venus du Ghana, investit la scène mythique du 7-9 rue des Petites Écuries pour un concert qui promet d’être plus qu’un simple passage en Europe : une immersion en Afrique de l’Ouest, à travers leur tout dernier album Making Moves. Ce vendredi 26 septembre, le New Morning résonnera aux sonorités vibrantes d’Accra!
Né au Ghana dans les années 1920, le highlife est un style qui fusionne rythmes traditionnels, lignes de guitare légères, cuivres et influences jazz et afro-cubaines. Longtemps musique urbaine par excellence à Accra, il a marqué toute l’Afrique de l’Ouest et inspiré les générations suivantes, de l’afrobeat aux musiques actuelles. Si tu penses qu’il est impossible de jouer un groove funk, voire de la drill, sur un rythme Highlife en clave, Santrofi te prouvera le contraire. Écoute les phrasés de la section cuivres de Santrofi, sent la clave Highlife traverser chaque mesure de leur musique. Santrofi propulse les grooves Highlife du Ghana vers l’avenir sans en perdre son essence douce et envoûtante. Santrofi est l’un des visages les plus emblématiques de ce mouvement : leur musique regarde vers le passé sans s’y enfermer, offrant une version vivante et actuelle de ce patrimoine qui a tant influencé le continent.
Un son hybride entre racines et innovations
Formé autour du bassiste-producteur Emmanuel (Kojo) Kwadwo Ofori, Santrofi rassemble des musiciens d’exception d’Accra. Tous passionnés par le highlife traditionnel, ils sont aussi curieux des sons contemporains. Ils ont joué aux côtés d’innombrables artistes ghanéens, dont Ebo Taylor, Pat Thomas, Ambolley, AK Yeboah, ainsi que le pionnier du Highlife AB Crentsil avant sa disparition. Ils ont également collaboré avec les nouvelles stars ghanéennes à l’instar du rappeur Black Sherif. Leur premier album, Alewa (2020), les introduisait au monde avec force, mêlant groove vintage, harmonies ghanéennes, influences afro-cubaines et guitare dansante. Mais Santrofi ne se contente pas de revisiter l’héritage. Leur identité est aussi faite de voyages, de rencontres et d’envies de pousser plus loin. Leur musique mêle le funk, l’énergie de l’afrobeat et des nuances de jazz, toujours dans une alchimie en mouvement.


Près de six ans après Alewa qui l’a révélé, Santrofi fait son grand retour. En février 2025, ils dévoilaient leur nouvel album, Making Moves (Outhere Records). Le projet a été enregistré et mixé par Jerry Boys, l’ingénieur du son légendaire qui a façonné des disques devenus des classiques (Buena Vista Social Club, Ali Farka Touré…). Cette signature sonore donne au projet une clarté moderne tout en respectant les racines du highlife. L’album Making Moves est à la fois une célébration des racines de Santrofi et un bond vers le futur. L’album plonge au cœur des grooves bruts du Highlife tout en introduisant une énergie nouvelle. L’on y retrouve des tubes dansants funky et des chansons soulful qui reflètent la vie.
Santrofi en live? Et bien, tu vas danser! Assurément…
L’énergie live phénoménale du groupe a été capturée dans « Deep into Highlife (Live in Berlin) », un album live sorti en octobre 2023. Du coup, on t’a déniché cet extrait vidéo pour que tu saches à quoi t’attendre :
Mais ce vendredi, le band de 8 musiciens expérimentés défendra son dernier album Making Moves. Dès l’ouverture, le morceau « Amina » installe le ton : un jeu d’enfance ghanéen transformé en highlife-funk irrésistible. Le titre éponyme, « Making Moves« , en collaboration avec AratheJay et Kofi Jamar, porte un message fort. Celui de la survie dans les rues d’Accra et la nécessité d’avancer malgré les difficultés. Le disque se déploie ensuite entre titres dansants comme « No Money, No Honey » ou « Su Nkwa« . Sans oublier des morceaux plus introspectifs à l’image de « Gyae Me How » et « Domebi« .
L’ensemble compose un voyage rythmé, naviguant entre groove, nostalgie et sincérité à vivre en direct live! « Santrofi cherche à émouvoir l’âme autant qu’à faire danser… « Ils portent le flambeau d’un art typiquement ghanéen. Et cette flamme brûle avec une intensité éclatante » tranche Songlines Magazine dans son Top of the World album. Bon. Prêt.e pour l’expérience collective dans l’écrin intimiste du New Morning ?






