Bootsy Collins, l’excentrique aux lignes de basses funky as f*ck
William Bootsy Collins, c’est le plus grand bassiste américain de tous les temps ! Est-ce une affirmation objective? Évidemment, non. Bootsy est aussi compositeur, chanteur et producteur, à 72 ans toujours actif. A égalité avec Georges Clinton, c’est le roi du funk psychédélique ! S’il a joué pour James Brown, il est surtout l’une des forces vives du collectif futuriste des années 70 Parliament-Funkadelic, les maitres du genre, dans lequel il a gravé à jamais ses lignes de basses. C’est l’épisode 2 de notre décryptage spécial P-Funk.
Un surnom de bottine, une signature inimitable
Au-delà des lignes de basses entrainantes, sa spécialité, ce sont aussi les gimmicks et sa voix atypique qui font son charme. Le septuagénaire est une légende vivante et c’est pour ça qu’il faut en profiter. Si la galaxie funk lui doit beaucoup, les autres planètes ne sont pas en reste, et les sollicitations en provenance de la nouvelle génération prolongent sa longévité. En effet, lui aussi, a influencé énormément d’artistes tous genres confondus: du rock au métal en passant par le G-funk, le gangsta rap des années 90 et la neo soul. Ses influences sont perceptibles encore aujourd’hui à travers la discographie de D’Angelo, Anderson .Paak ou Mononeon par exemple. L’auteur de « I’d Rather Be With You » est d’ailleurs fréquemment cité dans le spectre des influences majeures de ses contemporains.
James Brown, Parliament-Funkadelic et…”The Name Is Bootsy, Baby!”
Bootsy a démarré dans la musique avec son groupe les Pacesetters. Sa carrière prend une nouvelle tournure lorsqu’il intègre le backing-band de James Brown, The J.B.’s, de 1970 à 1971. Ils sont recrutés son frère, lui et d’autres comparses de l’Ohio, dans l’urgence, et pour remplacer les précédents musiciens du Godfather of Soul remerciés sans préavis. L’aventure durera précisément 381 jours. Il faut dire qu’entre amendes pour fausses notes, impayés, et interdictions de consommer de l’acide […]







