Azekel: potion d’amour éclectique pour sensualité masculine
INTERVIEW. Azekel est un gros crush mais avant-tout un artiste singulier de la scène britannique. Né au Nigeria et élevé à Londres, il puise dans ses racines culturelles et son expérience de la diaspora pour créer une musique unique, à la croisée des genres. Soul, funk, afrobeat ou expérimental, sa versatilité et son esthétique lui ont valu de collaborer avec des artistes emblématiques comme Gorillaz, Massive Attack, Kokoroko et d’autres à l’instar de Colors ou Yves Saint-Laurent. Prince et Nile Rodgers figurent d’ailleurs parmi ses premiers partisans.
Azekel rejette les étiquettes. Son son, souvent qualifié de « R&B hors des sentiers battus », marquait les esprits avec l’album Analyze Love (2021). Il nous revient avec Sonic Incense, disponible depuis le 14 novembre dernier. L’auteur-compositeur, aussi producteur, offre-là un projet libre et provocant, qui défie les genres. Il y explore sensualité et érotisme masculins à travers des émotions brutes, des vibrations intenses et des productions raffinées. Rencontre !
Quelle est la meilleure façon de te présenter ?
Salut, je suis Azekel et nous sommes sur Weekult ! Je suis auteur-compositeur/interprète et producteur, né au Nigeria et élevé à Londres. J’ai travaillé avec des artistes comme Gorillaz, Massive Attack et Kokoroko.
On aimerait mieux te connaître. Qu’est-ce qu’on trouve dans ta meilleure playlist ?
Et bien ma musique parle beaucoup de sujets liés à la vie. J’aime les morceaux qui ont une identité forte, même dans un genre particulier. Dans ma playlist actuelle, il y a des artistes comme : D’Angelo, Prince, Massive Attack, J Dilla, Erykah Badu ou The Smiths.
Que t’évoquent Prince et Nile Rodgers ? Quel genre de soutien t’ont-ils apporté ?
Leur musique m’a offert une véritable compréhension du groove et du funk. Cette inspiration est sans fin : il y a toujours de nouveaux sons en moi qui attendent d’émerger. Ils m’ont soutenu dès le début de ma carrière. Je ne viens pas d’une famille de musiciens, donc cela m’a donné la confiance de croire que ma musique était de qualité.
Que penses-tu de la scène alté nigériane ? Est-ce que tu te sens y appartenir ?
J’adore qu’il y ait une musique expérimentale qui sorte du Nigeria. On est bien plus que l’afrobeats. J’ai grandi et je vis à Londres, donc je pense que la diaspora londonienne a eu une influence sur l’alté. Mais je n’aime pas les étiquettes, les genres ou les cases.
Je préfère que l’auditeur décide lui-même de ce qu’est ma musique, et de ce que ça signifie pour lui.
Azekel

Tu dis de ta musique qu’elle est une sorte de « R&B hors des sentiers battus ». Tu nous en dis plus ?
Oui, je déteste les étiquettes et les mots qui enferment ma musique dans une catégorie. Je préfère que l’auditeur décide lui-même de ce que c’est, et de ce que ça signifie pour lui. Pour moi, ça veut dire que ma musique ne peut pas être enfermée dans une case. Sonic Incense est un disque avec beaucoup de fusions, qui rassemble des sons et des univers différents pour créer quelque chose qui sonne à la fois nostalgique et frais.
Parle-nous de ta collaboration avec Yves Saint-Laurent.
Ils m’ont contacté parce qu’ils aimaient ma musique et ma mixtape/album Analyze Love. Et puis, je suis allé à Paris pour tourner et enregistrer une session live. C’est une super marque ! J’adore leur esthétique et l’univers qu’ils construisent. On a donc collaboré sur le design du vinyle d’Analyze Love. C’était une édition exclusive, et je suis très fier de ce qu’on a créé ensemble.
Justement, parle-nous de Sonic Incense et de tes intentions avec ce projet.
C’est un projet beaucoup plus libre. Les paroles, la production et l’ambiance sont beaucoup plus provocantes et sensuelles. L’intention était de créer une vibration intense. Ça explore différents états d’amour, de sexualité et de spiritualité. Les chansons ont été travaillées tout au long de l’année dernière, jusqu’à la sortie d’Analyze Love en novembre dernier. Elles tournent autour de la sensualité vue d’une perspective masculine. Je voulais ouvrir la conversation sur la sensualité du point de vue d’un homme. C’est quelque chose que j’ai beaucoup entendu en grandissant, notamment avec les sons de la Motown, Marvin Gaye, Otis Redding, et des artistes funk du Nigéria comme Steve Monite.

Falana est la seule invitée sur ton EP. Pourquoi ce choix ?
Sur mon précédent projet Analyse Love, il y avait beaucoup de collaborations. Cette fois, j’avais plus de choses à dire seul. C’était une bonne manière pour de nouveaux auditeurs de me découvrir et de mieux comprendre qui je suis, tout en mettant en avant ma polyvalence.
Quelle est la prochaine étape pour toi ?
Encore plus de musique ! Attends-toi à me voir et à m’entendre partout, surtout en France. J’adore la façon dont ma musique est accueillie là-bas. Je vais sortir beaucoup de nouvelles chansons et faire des collaborations. Je vais aussi produire davantage pour d’autres artistes et groupes.






