Ledisi fait son hommage à Dinah Washington le 17 juillet au New Morning/ Sponso
Chanteuse, actrice, autrice, professeure à Berklee : Ledisi se produit au New Morning le 17 juillet avec « For Dinah », son hommage à la grande Dinah Washington, coproduit avec le contrebassiste Christian McBride. Grosse date!

Née à La Nouvelle-Orléans, Ledisi chante déjà à l’âge de huit ans avec le New Orleans Symphony Orchestra. Son grand-père paternel, Johnny Ace, était un chanteur de blues célèbre. À treize ans, sa famille s’installe à Oakland. Elle obtient une bourse pour étudier le piano et l’opéra à UC Berkeley. Ses deux premiers albums, sortis en indépendant, Soulsinger (2000) puis Feeling Orange But Sometimes Blue (2002), couronné meilleur album jazz aux California Music Awards, lui valent une solide reconnaissance auprès de ses pairs sans jamais percer le grand public.
Puis en 2007 paraît Lost & Found, premier album sur un label majeur, marqué par des ballades et un lyrisme nouveau : « Alright », « Joy », « Best Friend » ou encore « I Tried ». Cet album aux couleurs R&B-neo soul lui vaut deux nominations aux Grammy Awards, dont celle de Meilleure nouvelle artiste. Fait rare pour une chanteuse qui enregistrait en indépendant depuis sept ans déjà. Puis elle traverse une dépression dans la trentaine, et c’est en entendant par hasard Nina Simone à la radio qu’elle trouve la force de tout reprendre. D’ailleurs, John Legend la résume mieux que quiconque : « En termes de tessiture, de dextérité, de clarté et de polyvalence, elle peut faire tout ce qu’elle veut. C’est l’une des grandes chanteuses du monde, point. »

For Dinah : huit titres, une hommage, une voix
Si tu ne connais pas encore Ledisi, prépare-toi à une révélation. En effet, l’album For Dinah, sorti le 3 octobre 2025, réunit huit reprises du répertoire de Dinah Washington : « What A Difference A Day Made« , « If I Never Get To Heaven« , « Caravan« , « You Don’t Know What Love Is« , « You’ve Got What It Takes » en duo avec Gregory Porter, ou encore « This Bitter Earth« … Sa voix te prend par la main et ne te lâche plus. Sur « If I Never Get To Heaven« , elle laisse éclater un scat digne d’Ella Fitzgerald.
Enfin, avec « You Don’t Know What Love Is« , de subtils arrangements à cordes subliment chaque note. Les arrangements sont épurés, délibérément dépouillés, pour laisser toute la place à sa voix. La basse de McBride dialogue avec elle en contrepoint, comme une conversation entre deux géants. « This Bitter Earth » est peut-être le sommet de l’album, et l’un des plus beaux moments de toute sa carrière !
Une déclaration politique autant que musicale
Derrière la beauté des arrangements, il y a quelque chose de plus profond.
Avant Aretha, il y avait Dinah. Elle mérite d’être reconnue dans la musique d’aujourd’hui. Au lieu de me demander ‘Pourquoi Dinah ?’, vous devriez demander ‘Pourquoi pas Dinah ?
Ledisi
Ainsi, cet album est une conversation à travers le temps : Ledisi ne cherche pas à ressusciter Dinah Washington mais à la réinterpréter, filtrée à travers sa propre sensibilité et ses propres convictions. Ce n’est pas de la nostalgie, c’est un renouveau. Elle confie : « J’ai ressenti sa douleur, son rejet. En tant que femme noire dans une industrie dominée par les hommes, je me reconnais dans son combat. C’est ma façon de dire son nom à voix haute”.

Le 17 juillet au New Morning, Ledisi sera là. Et si tu ne connais pas encore ce frisson qui te parcourt de la tête aux pieds sans répit, ce live bercé par la voix époustouflante d’une diva est pour toi!






